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11 février 2011

L'AUBRAC et LE CÉVÉNOL dans le COLLIMATEUR de la SNCF:

 

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L'Aubrac Béziers - Paris du 12/03/2005 arrive à Neussargues (cliché Olivier CHAMBON)

La section PCF de Béziers, ses candidats aux cantonales: Brigitte QUILÉS (Béziers III) et Paul Barbazange (Béziers IV) relaient et soutiennent cette action de défense du servive public organisée par la CGT Cheminots et le Comité pluraliste de défense de la ligne Béziers-Neussargues-Clermont Ferrand...

Le 13 décembre 2010, le Gouvernement et le Président de la SNCF ont signé une convention relative à l’exploitation des Trains d’Equilibre du Territoire (TET) afin de garantir des « trains Corail qui irriguent la France » et d’offrir aux voyageurs un Service Public de référence, complémentaire des services à grande vitesse et des services régionaux.
Les trains dénommés Aubrac et Cévenol sont inclus dans cette convention. On pourrait se féliciter que l’Etat prenne enfin ses responsabilités pour l’avenir de ces circulations mais la réalité est toute autre. Tout d’abord, la durée de cette convention qui n’est que e trois ans hypothèque son efficacité pour atteindre les objectifs de développement et d’amélioration de la qualité de service de ces trains.

Le Cévenol verrait sa relation limitée à Nîmes au lieu de Marseille à partir de décembre 2012 et de fait, perdrait son statut de Trains d’Equilibre du Territoire pour devenir un TER inter-région.

L’Aubrac est aussi dans le collimateur de la Direction SNCF.

Depuis juillet 2010, pour assurer ce train, la SNCF utilise du matériel appartenant au Conseil Régional du languedoc-Roussillon sans autorisation de ce dernier. En décembre 2010 le Conseil Régional eu connaissance de ce fait et a demandé à la SNCF de trouver une solution pour le matériel avant le 1er mars. Conséquences des multiples restructurations et suppressions d’emplois, la Direction SNCF se dit dans l’incapacité de pouvoir assurer ce train avec du matériel Corail. Elle invoque le manque de matériel (locs et voitures).

De plus la SNCF évoque la fermeture de la ligne de Saint-Chély à Neussargues à partir du 1er mars alors que c’est seulement à la date du 6 Juin que cette dernière est prévue. La seule solution qu’elle envisage, c’est de remplacer ce train par un bus. C’est inacceptable !
La CGT a interpellé les pouvoirs publics, le Directeur de Région SNCF, les élus afin d’exiger une rencontre quadripartite SNCF/RFF/Préfecture de Région/CGT sur ce dossier lourd de conséquences.
A ce jour, la seule réponse apportée par la Direction Régionale SNCF est une réunion avec le responsable d’axe TEOZ le 28 février 2011, soit la veille du projet néfaste envisagé par la Direction. C’est tout aussi inacceptable !

Pour la CGT des solutions existent pour maintenir ce train tcomme prévu dans la convention TET :

• Les activités se renvoient la balle pour savoir qui paye le sillon pour acheminer la locomotive de Toulouse à Béziers. Solution CGT : affecter trois locomotives au dépôt de Béziers pour ce train. La SNCF dispose d’un parc important de locs non utilisées suite à sa casse de l’activité Fret.

• Suite aux suppressions d’emplois, il ne reste plus que des cheminots du Fret en gare de Neussargues et cette activité ne veut pas assumer les manœuvres de l’Aubrac. Solution CGT : soit ces cheminots font les manœuvres de l’Aubrac au titre de la mutualistation des moyens dans une Entreprise intégrée, soit la Direction SNCF remet des agents de manœuvre dans cette gare.

Au travers de ce dossier, démonstration est faite de la nocivité de la nouvelle structuration de l’Entreprise en branches autonomes et étanches ne permettant plus d’assurer un Service Public de qualité.

Depuis 1995, les multiples luttes, notamment celle de novembre/décembre 1995, ont permis de maintenir les lignes « affluentes » qui étaient vouées à la fermeture. Aujourd’hui, elles sont à nouveau menacées par manque d’investissements, manque d’entretien et suppressions d’emplois. Ainsi sur la région, au-delà des lignes Clermont-Ferrand / Nîmes et Clermont-Ferrand / Béziers, d’autres sont menacées. Ainsi Alès-Bessèges qui voit 2/3 de la ligne avec des ralentissements à 40 Km/h est fortement concurrencée par la route et à terme risque de fermer si des travaux ne sont pas entrepris rapidement. Carcassonne-Quillan est aussi en danger car la SNCF ne souhaiterait exploiter que la partie Limoux-Carcassonne.

La ligne du Train Jaune Villefranche / La Tour de Carol est aussi dans le collimateur, certains voulant en faire une ligne touristique.
Afin d’exiger que SNCF, RFF et l’Etat assument leurs responsabilités pour entretenir, moderniser ces lignes et obtenir des financements, les cheminots doivent se mobiliser avec les usagers.

Au 1er mars 2011 c’est la ligne Béziers / Clermont-Ferrand qui est attaquée.

Au mois de décembre 2011, ce sera le tour de la ligne Nîmes/Clermont-Ferrand.

Sans réactions de notre part, les autres lignes suivront très rapidement. Pour combattre ces projets, les Secteurs Fédéraux CGT de Montpellier et Clermont-Ferrand organisent un rassemblement :

VENDREDI 25 FÉVRIER 2011 EN GARE DE NEUSSARGUES à 11 H 30

Didier LE RESTE interviendra au nom de la Fédération CGT des Cheminots. Ce rassemblement sera suivi d’un casse-croûte revendicatif.
Afin de stopper la casse de notre outil de travail, maintenir et developper le service public, la CGT appelle les cheminots et les usagers à participer en masse à ce rassemblement.

PLUS NOMBREUX, PLUS FORTS, PLUS EFFICACES, NOUS NE LACHERONS RIEN!