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26 avril 2018

BÉZIERS- SNCF - DÉBAT SUR LE SEVICE PUBLIC

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05 janvier 2017

BEZIERS ET LA SNCF

Repas à thèmes du 13 janvier.jpg

09 octobre 2016

Proposition de motion ou de voeu de soutien aux salariés de la CAMERON et des ateliers SNCF de Béziers.

Monsieur le Président de la CABM,
s/c de Matthieu Reynier, Directeur de Cabinet.
 
Objet : Proposition de motion ou de voeu de soutien aux salariés de la CAMERON et des ateliers SNCF de Béziers.
 
“370 emplois industriels, plus des centaines d’emplois induits sont menacés sur le Biterrois par les décisions des directions de la CAMERON et de la SNCF sur le dépôt de Béziers.
 
C’est un véritable séisme social et économique qui pourrait impacter tout le tissu social des communes de l’agglomération (PME, artisanat, commerce, fermetures de classes...). L’industrie et le service public, le transport notamment, sont les premiers éléments qui structurent les activités économiques. Aucun territoire n’est viable sans industrie.
 
Les salariés de la CAMERON et du dépôt SNCF ont des propositions pour maintenir et développer le potentiel de l’emploi. L’irréparable ne doit pas se produire.
 
Le Conseil de la Communauté d’Agglomération Béziers Méditerranée, conscient de la gravité de la situation soutient les salariés de ces deux entreprises, leurs dossiers de développement, et décide d’intervenir auprès des pouvoirs publics et des décideurs concernés.”
 
Aimé COUQUET.

07 février 2014

Le 6 février à Béziers

Thierry Desbruères (à gauche) s’adresse au directeur.

Thierry Desbruères (à gauche) s’adresse au directeur. (PIERRE SALIBA Midi Libre)

 La CGT avait proposé à ses militants et à ses amis un rassemblement ce jeudi 6 février au dépôt SNCF de Béziers. 200 personnes se sont ainsi retrouvées dans l’enceinte de cette unité.

Thierry Desbruères, le secrétaire régional de la fédération CGT des cheminots, a prononcé une allocution au cours de laquelle il a dressé un réquisitoire sévère contre la politique de management pratiquée par le directeur de l’établissement dans lequel étaient réunis les manifestants. Le dialogue social se réduit à s’en prendre à la CGT et à ses militants, à interdire ses prises de parole, à programmer la poursuite de la casse de l’outil de travail sur fond de méthodes autoritarisme qui enveniment les relations.

C’est toute une idéologie qui sous-tend les conceptions et les pratiques du ce directeur de l’unité technique comme si l’objectif final était d’en finir avec l’existence même du dépôt et pour cela avec toute velléité de résistance telle que peut la générer la CGT. Révélateur de ce point de vue est son comportement à propos de la restauration d’un wagon de la déportation, alors même que l’opinion publique distille les idées fascisantes qu’engendre la crise.

Le responsable de l’unité technique a certes eu le courage de tenter de réponde aux accusations qui ont été portées. Il n’a pas convaincu c’est le moins qu’on puisse dire quand plusieurs cheminots se sont ensuite exprimé pour dénoncer l’atmosphère qui règne dans l’entreprise.

Au passage d’ailleurs il a été souligné que les stages des personnels de direction se font sans souci d’économie ou de frugalité !

Vu de l’extérieur on a pu retrouver ce qui se passe ailleurs avec la politique d’austérité, au service du capital, que l’on cherche à imposer dans les entreprises et les administrations.On peut penser que nous sommes dans une situation métastable et c’est légitimement qu’il faut se demander combien de temps les choses vont rester en l’état avec qu’elles n’explosent.

La CGT appelait à signer la pétition refusant le démantèlement programmé du service public ferroviaire.

Jacques Cros

 

21 février 2013

LE TRAIN JAUNE MENACÉ DE PRIVATISATION

IMPORTANT : LE TRAIN JAUNE MENACÉ DE PRIVATISATION par la RÉGION LANGUEDOC-ROUSSILLON !!

Une pétition est d’ores et déjà en ligne en cliquant sur le lien ci-contre : http://www.petitions24.net/trainjaune

Une nouvelle bataille du Rail qui s’annonce.

A signer! logocgt.jpg

 

13 mars 2012

BÉZIERS : HOMMAGE DES CHEMINOTS CGT au RÉSISTANT PIERRE SÉMARD

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InterventiondeJean-MarcBIAU, syndicliste CGT-cheminots à la gare de Béziers mercredi 7 mars 2012

Chers Camarades,  

Il y a soixante-dix ans, le 7 mars notre camarade Pierre Sémard tombait à Evreux sous les balles d’un peloton d’exécution, sur décision de l’occupant nazi, après une succession de mesures répressives prises à son encontre. Avant même l’invasion de notre pays par ce que l’on appelait « la peste brune », c’est sur accusation du gouvernement français que Pierre SEMARD est condamné, le 6 avril 1940, à trois ans de prison, deux mille francs d’amende et cinq ans de privation de ses droits civiques, la direction de la SNCF d’alors accompagnant cette peine d’une révocation. Incarcéré d’abord à Bourges puis, transféré, au début de l’année 1942 au camp Gaillon dans l’Eure, il y sera pris comme otage pour être fusillé, le 7 mars 1942.  

C’est bien sûr, tout à la fois, le militant ouvrier convaincu de la luttes de classes, le Dirigeant syndical éminent, le communiste et le patriote que les auteurs du crime voulaient atteindre et ceux qu’il influençait.On sait ce qu’il en advint : au lendemain de l’annonce de son assassinat, la Tribune des Cheminots, journal édité alors dans la clandestinité, dont le titre existe encore aujourd’hui, publie sa dernière lettre :« Je meurs certain de la victoire sur les Fascistes et de la libération de la France. Dites à mes camarades cheminots que je les adjure de ne rien faire qui puisse aider les hitlériens. Ils me comprendront et m’écouteront, ils agiront, j’en suis sûr ».Son appel fut entendu.

Après des mois de résistance qui n’a cessé de s’amplifier et sous toutes les formes, les cheminots ont porté un coup terrible à l’occupant par la grève, le 10 août 1944, la seule grève dont on peut réellement dire qu’elle fut politique puisque « insurrectionnelle », la seule officiellement et annuellement commémorée, avec les honneurs militaires le 10 Août à l’Arc de Triomphe à Paris.Rappelons au passage que notre corporation paya un lourd tribut à la paix, à l’indépendance et à la liberté puisque 8935 cheminots y laissèrent leur vie et 15977 ont été blessés pour faits de résistance.

Unis par leur statut depuis 1938 les cheminots sont porteurs d’esprit de solidarité et de lutte, valeurs qui, dès l’occupation, structurent de manière prépondérante une conscience de résistance reconnue historiquement et politiquement. Ce même statut que les libéraux nous contestent au travers du récent rapport Grignon ou des conclusions des assises du ferroviaire.En témoignent les travaux d’historiens d’horizons divers et le fait que la SNCF fut la seule entreprise à se voir décerner la « Légion d’Honneur » et la « croix de guerre avec les palmes » pour son attitude pendant la deuxième guerre mondiale et son rôle dans la libération du pays.Le devoir de mémoire et de transmission de la connaissance des faits est indispensablepour lutter contre l’oubli et les révisions de l’histoire. Son nom restera à jamais lié à l’histoire de la corporation cheminote.

L’heure est encore à la résistance, mais aussi à la conquête de droits et acquis sociaux nouveaux et nous ne pouvons pas mieux conclure cet hommage à la mémoire de notre camarade qu’en réaffirmant notre volonté inébranlable de défendre ce pourquoi il a combattu jusqu’au dernier souffle.

Vous le savez, Sarkozy a annoncé il y a quelques semaines sa candidature à l’élection présidentielle. Nous avons mesuré combien cinq années peuvent être interminables quand l’hôte de l’Élysée et son gouvernement ultralibéral entreprennent une casse minutieuse de l’ensemble des piliers de notre société pour servir le MEDEF et la sphère financière. Avant d’achever son mandat, il se hâte d’imposer la TVA « antisociale », de détruire les droits des salariés, de faire ratifier un traité européen pour imposer « la règle de plomb » qu’il rêvait de voir graver dans la Constitution française.La direction de la SNCF applique les mêmes méthodes. Gel des salaires, suppressions et précarisation des emplois, fragmentation du paiement des retraites, mise en œuvre du jour de carence sans lever la mesure statutaire du quart de solde, passage en force sur la création d’une filiale travaux, privatisation de la maintenance essieux, sous-traitance et externalisation des charges de travail, hausse des loyers.

Avec cynisme et arrogance, nos dirigeants poursuivent cette destruction méthodique du service public SNCF, de l’entreprise publique et du statut des cheminots. L’approche des élections politiques ne doit pas nous faire baisser la garde, bien au contraire. Face aux attaques gouvernementales et à la politique de la direction de la SNCF, les cheminots ont toutes les raisons de ne pas mettre un voile pudique sur leurs légitimes revendications. Comme ils l’ont fait avec la CGT le 29 février, les cheminots doivent maintenir la pression sociale sur ceux qui nous gouvernent et nous dirigent. Le plus grand honneur que nous puissions rendre à notre camarade Pierre Sémard, comme à tous les cheminot(e)s résistant(e)s qui furent victimes de la barbarie nazie, est de poursuivre sans relâche leur combat, notre combat.

Aujourd’hui comme hier, notre devoir est de mener la bataille contre les idées nauséabondes de l’extrême droite, contre ceux qui entendent détruire les bases de notre société issues du Conseil national de la Résistance, contre ceux qui envisagent la fin de l’entreprise publique et du service public SNCF pour en faire un marché. Soyons donc les dignes héritiers de Pierre Sémard et de tous les résistants !

Notre camarade Paul BARBAZANGE, candidat PCF-FRONT DE GAUCHE participait à cette émouvante commémoration.

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11 février 2011

L'AUBRAC et LE CÉVÉNOL dans le COLLIMATEUR de la SNCF:

 

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L'Aubrac Béziers - Paris du 12/03/2005 arrive à Neussargues (cliché Olivier CHAMBON)

La section PCF de Béziers, ses candidats aux cantonales: Brigitte QUILÉS (Béziers III) et Paul Barbazange (Béziers IV) relaient et soutiennent cette action de défense du servive public organisée par la CGT Cheminots et le Comité pluraliste de défense de la ligne Béziers-Neussargues-Clermont Ferrand...

Le 13 décembre 2010, le Gouvernement et le Président de la SNCF ont signé une convention relative à l’exploitation des Trains d’Equilibre du Territoire (TET) afin de garantir des « trains Corail qui irriguent la France » et d’offrir aux voyageurs un Service Public de référence, complémentaire des services à grande vitesse et des services régionaux.
Les trains dénommés Aubrac et Cévenol sont inclus dans cette convention. On pourrait se féliciter que l’Etat prenne enfin ses responsabilités pour l’avenir de ces circulations mais la réalité est toute autre. Tout d’abord, la durée de cette convention qui n’est que e trois ans hypothèque son efficacité pour atteindre les objectifs de développement et d’amélioration de la qualité de service de ces trains.

Le Cévenol verrait sa relation limitée à Nîmes au lieu de Marseille à partir de décembre 2012 et de fait, perdrait son statut de Trains d’Equilibre du Territoire pour devenir un TER inter-région.

L’Aubrac est aussi dans le collimateur de la Direction SNCF.

Depuis juillet 2010, pour assurer ce train, la SNCF utilise du matériel appartenant au Conseil Régional du languedoc-Roussillon sans autorisation de ce dernier. En décembre 2010 le Conseil Régional eu connaissance de ce fait et a demandé à la SNCF de trouver une solution pour le matériel avant le 1er mars. Conséquences des multiples restructurations et suppressions d’emplois, la Direction SNCF se dit dans l’incapacité de pouvoir assurer ce train avec du matériel Corail. Elle invoque le manque de matériel (locs et voitures).

De plus la SNCF évoque la fermeture de la ligne de Saint-Chély à Neussargues à partir du 1er mars alors que c’est seulement à la date du 6 Juin que cette dernière est prévue. La seule solution qu’elle envisage, c’est de remplacer ce train par un bus. C’est inacceptable !
La CGT a interpellé les pouvoirs publics, le Directeur de Région SNCF, les élus afin d’exiger une rencontre quadripartite SNCF/RFF/Préfecture de Région/CGT sur ce dossier lourd de conséquences.
A ce jour, la seule réponse apportée par la Direction Régionale SNCF est une réunion avec le responsable d’axe TEOZ le 28 février 2011, soit la veille du projet néfaste envisagé par la Direction. C’est tout aussi inacceptable !

Pour la CGT des solutions existent pour maintenir ce train tcomme prévu dans la convention TET :

• Les activités se renvoient la balle pour savoir qui paye le sillon pour acheminer la locomotive de Toulouse à Béziers. Solution CGT : affecter trois locomotives au dépôt de Béziers pour ce train. La SNCF dispose d’un parc important de locs non utilisées suite à sa casse de l’activité Fret.

• Suite aux suppressions d’emplois, il ne reste plus que des cheminots du Fret en gare de Neussargues et cette activité ne veut pas assumer les manœuvres de l’Aubrac. Solution CGT : soit ces cheminots font les manœuvres de l’Aubrac au titre de la mutualistation des moyens dans une Entreprise intégrée, soit la Direction SNCF remet des agents de manœuvre dans cette gare.

Au travers de ce dossier, démonstration est faite de la nocivité de la nouvelle structuration de l’Entreprise en branches autonomes et étanches ne permettant plus d’assurer un Service Public de qualité.

Depuis 1995, les multiples luttes, notamment celle de novembre/décembre 1995, ont permis de maintenir les lignes « affluentes » qui étaient vouées à la fermeture. Aujourd’hui, elles sont à nouveau menacées par manque d’investissements, manque d’entretien et suppressions d’emplois. Ainsi sur la région, au-delà des lignes Clermont-Ferrand / Nîmes et Clermont-Ferrand / Béziers, d’autres sont menacées. Ainsi Alès-Bessèges qui voit 2/3 de la ligne avec des ralentissements à 40 Km/h est fortement concurrencée par la route et à terme risque de fermer si des travaux ne sont pas entrepris rapidement. Carcassonne-Quillan est aussi en danger car la SNCF ne souhaiterait exploiter que la partie Limoux-Carcassonne.

La ligne du Train Jaune Villefranche / La Tour de Carol est aussi dans le collimateur, certains voulant en faire une ligne touristique.
Afin d’exiger que SNCF, RFF et l’Etat assument leurs responsabilités pour entretenir, moderniser ces lignes et obtenir des financements, les cheminots doivent se mobiliser avec les usagers.

Au 1er mars 2011 c’est la ligne Béziers / Clermont-Ferrand qui est attaquée.

Au mois de décembre 2011, ce sera le tour de la ligne Nîmes/Clermont-Ferrand.

Sans réactions de notre part, les autres lignes suivront très rapidement. Pour combattre ces projets, les Secteurs Fédéraux CGT de Montpellier et Clermont-Ferrand organisent un rassemblement :

VENDREDI 25 FÉVRIER 2011 EN GARE DE NEUSSARGUES à 11 H 30

Didier LE RESTE interviendra au nom de la Fédération CGT des Cheminots. Ce rassemblement sera suivi d’un casse-croûte revendicatif.
Afin de stopper la casse de notre outil de travail, maintenir et developper le service public, la CGT appelle les cheminots et les usagers à participer en masse à ce rassemblement.

PLUS NOMBREUX, PLUS FORTS, PLUS EFFICACES, NOUS NE LACHERONS RIEN!


 

09 septembre 2010

BÉZIERS: 14 septembre 2010, 16 h: carrefour de l'Hours

L'Union Locale de Béziers nous communique:

Rassemblement interprofessionnel de lutte

mardi 14 septembre 2010, 16 heures :

carrefour de l'Hours à Béziers

La journée du 7septembre a été un grand succès pour l'emploi, les salaires et les retraites. 8 000 salariés, actifs, retraités, privés d'emploi, ont manifesté dans les rues de Béziers, entre 35  et 40 000 à Montpellier.

Ne relâchons pas la pression, toutes les initiatives, locales ou nationales, vont contribuer à amplifier la mobilisation : à  Béziers, un nouveau rendez-vous est donné le mardi 14 septembre 2010, à 16 heures, devant le Polygone (carrefour de l'Hours), jour de l'inauguration du Centre Commercial, pour interpeller les élus et les représentants de l'Etat sur l'emploi industriel dans notre ville et son avenir.

Le financement des retraites passe par le développement de l'emploi. Le bilan de la politique gouvernementale et de son représentant local est désastreux pour le biterrois : 16% de chômeurs ! disparition des emplois industriels de la Cameron, de la SNCF, d'EDF... les seuls qui créent de la richesse et pérennisent les emplois de services.
D'ores et déjà, les syndicats CGT des Cheminots, de l'Hôpital, de France Telecom, de la CAMERON, de la CCAS EDF... ont pris leurs dispositions pour être présents avec banderoles et tracts.

Nous avons également contacté les autres organisations syndicales. Faisons de ce rendez-vous un moment fort de lutte pour l'emploi, les salaires, les retraites !

La section de Béziers du PCF soutient cette initiative et appelle les Biterrois à y participer...

04 août 2010

NOUVELLES ÉTAPES VERS LE DÉMANTÈLEMENT DU SITE SNCF DE BÉZIERS: AGISSONS !

 

communiqué de la section du PCF de Béziers:

Mercredi 11 août à 8 heures, les syndicalistes CGT du dépôt SNCF de Béziers appellent les usagers du rail et la population du Biterrois à participer à une nouvelle action pour la défense de l’activité industrielle et de l’emploi par un rassemblement cours de Sauclières (entrée à coté du pont noir, rond point P. E. Victor); une délégation sera reçue.

Bien que sans conséquence directe immédiate sur l’emploi, c’est une activité importante du site qui risque d’être supprimée : le service de « relevage », équipe de cheminots qui intervient immédiatement lors d’incidents ou accidents. Contre l’avis de la direction régionale, la direction nationale vient de décider cette suppression ; le travail d’urgence serait effectué à partir de Nîmes et de Toulouse. Moins rapidement c’est évident ! Nouvel affaiblissement du rail par rapport à la route alors que le mouvement inverse est nécessaire et semblait inscrit dans les décisions du Grenelle de l’environnement ! Le site industriel SNCF a un avenir dans notre ville, il ne peut être dépecé par morceaux pour pouvoir être livré à la spéculation foncière. La section de Béziers du PCF appelle à participer à ce mouvement de défense de l’emploi industriel et du service public en Biterrois."

21 avril 2010

VIVE LES LUTTES SOCIALES! TOUS ENSEMBLE!

Pas de session de rattrapage pour Éric Woerth

Monsieur Woerth n’est pas content. Il a infligé lundi un coup de férule sur les doigts des dirigeants syndicaux. «Insuffisants», juge-t-il, pas à la hauteur et même un peu dégonflés. «Ils disent qu’il y a urgence et puis ils disent, au fond, c’est l’affaire du gouvernement, nous on est opposés à ce qu’il y ait une réforme des retraites immédiatement.» On le voit, le ministre du Travail n’a pas été nommé pour mener un débat honnête, mais pour caricaturer le débat, bâcler  a concertation et expédier les décisions. Ses premiers pas montrent que l’homme a été bien choisi pour la besogne. Mais si les salariés ne sont pas au bout de leurs peines, lui non plus. Ce que les syndicats contestent, et l’opinion publique avec eux, il faut bien le dire, c’est la précipitation avec laquelle des mesures essentielles pour l’avenir vont être adoptées. Effectivement la crise, bien plus que l’évolution démographique, rompt les équilibres des régimes de retraite. Alors, posons-nous vraiment toutes les bonnes questions. Quand six salariés sur dix arrivant à 60 ans ne sont plus en activité mais au chômage, en dispense de recherche d’emploi ou en invalidité, le report de l’âge légal est une impasse. La solution réside dans une politique de plein-emploi et particulièrement des jeunes, destinés à payer les retraites des plus anciens dans le cadre des régimes par répartition. Alors que les richesses produites en France et les profits ont explosé depuis trente ans, n’est-il pas naturel d’augmenter la part qui revient aux besoins sociaux?

Le même membre du gouvernement a volé au secours de la direction de la SNCF, trop longtemps enlisée dans son refus de négocier… avec les grévistes. Quelle est cette conception qui consisterait à refuser le dialogue social précisément avec ceux qui le réclament en cessant le travailL? Sauf à interdire le droit de grève, ce que nul n’ose évoquer, il y a là comme un vice dans  le raisonnement, une citation trente ans après de Margaret Thatcher, une épreuve de force d’autant plus dure que la cote du pouvoir est faible. En attendant, c’est le refus de tout simplement parler qui met la pagaille dans les gares, qui n’avaient pas besoin de cela.

Même le dossier des chômeurs de longue durée n’offre pas de session de rattrapage au gouvernement. Une fois passé l’effet d’annonce du « plan rebond pour l’emploi », tout tombe à plat et ce sont ces chômeurs qui restent en plan. 635 000 personnes parmi le million arrivant en fin de droits en 2010 ne sont pas concernées. La formation est réduite à une peau de chagrin, les aides exceptionnelles sont bien ténues et les contrats réservés sont simplement supprimés aux autres chômeurs. C’est avec du vent que claironnent les hérauts du gouvernement. Emploi, retraites, salaires, protection sociale… L’addition est suffisamment corsée pour que les Français disent  : «Cela suffit, on n’en peut plus!» Le 1er Mai unitaire en sera une belle occasion, un rendez-vous à ne pas rater afin que le gouvernement cesse de passer en force contre le pays.

Retraites, grève à la SNCF, chômeurs en fin de droits… Les dossiers noirs s’accumulent. L’addition est suffisamment corsée pour que les Français disent  «ça suffit, on n’en peut plus!»

éditorial par Patrick Apel-Muller L'Humanité

13 avril 2010

CHEMINOTS ET USAGERS MÊME COMBAT!

COMMUNIQUÉ DE LA SECTION PCF DE BÉZIERS

photo MIDI LIBRE

Depuis sept jours des milliers de cheminots sont en grève reconductible. A Béziers, les cheminots sont aussi déterminés. Les directions nationale et régionales refusent l’ouverture de négociations tant que les salariés seront en lutte. Par cette position la SNCF pénalise les usagers...

Les revendications des grévistes sont liées à la qualité du service et à l’avenir de la SNCF. 22 000 emplois supprimés depuis 2002 au sein de l’entreprise et 3700 suppressions supplémentaires sont programmées en 2010. A Béziers, les cheminots se battent pour le maintien du fret et des ateliers, pour l'embauche de personnel, pour leurs salaires et l'emploi ! Ainsi, les cheminots visent la défense et la promotion du service public. La satisfaction de ces revendications relève de l’intérêt de la population et de la SNCF. Le Gouvernement, principal actionnaire de la SNCF doit imposer l’ouverture, sans aucun préalable, de négociations sur l’ensemble des revendications des agents en grève.

La section PCF de Béziers, comme elle le fait pour tous les salariés en lutte (La Poste, Hôpital, Éducation Nationale, Sécurité sociale, secteur privé...) apporte son entier soutien aux cheminots de Béziers et du Languedoc-Roussillon. Elle appelle la population Biterroise a faire de même...

Béziers le 13 avril 2010

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11 mars 2010

BÉZIERS: "À GAUCHE maintenant" en CAMPAGNE...

Le front de gauche entre en gare Il est 7 h, Béziers s'éveille. Du moins, c'est l'effervescence du côté de la gare. Les voyageurs vont embarquer dans ...

Le front de gauche entre en gare Il est 7 h, Béziers s'éveille.

Du moins, c'est l'effervescence du côté de la gare. Les voyageurs vont embarquer dans un des TER du matin. Direction Montpellier ou Narbonne. Pour le Front de gauche, le réveil a été réglé de bonne heure. Emmenés par Aimé Couquet, qui porte contre son coeur la faucille et le marteau, ils sont une dizaine à distribuer des tracts. «Internet, cela me fait rigoler. La politique, c'est le contact humain. Et le contact humain, c'est dans les yeux », explique Jacques Quédeville, candidat sur la liste au nom du Parti de gauche. Ce matin-là, le thème, c'est la gratuité du TER. Pour cela, le tract ressemble à un billet SNCF. C'est malin et très percutant. "Le TER à 1 €, c'est n'importe quoi. Éditer un billet, coûte déjà 0,96 cts".

Des expériences ont été tentées ailleurs. Il n'y a pas eu plus d'incivilité », lance Aimé Couquet. En une heure, près de 1 500 tracts seront distribués. Hélène Fargier, pour la Fase (Fédération pour une alternative sociale et écologique), acquiesce. Les usagers du TER, eux, sont contents. « C'est une bonne idée », lance Karine C. en partance pour Montpellier. Il est 8 h, les candidats du Front de gauche ont achevé leur mission.

Édition MIDI LIBRE du mercredi 10 mars 2010 photo DR

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06 mars 2010

ATTEINTE A LA LIBERTÉ D'EXPRESSION EN LANGUEDOC-ROUSSILON!

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René Revol, François Liberti, David Hermet et 120 militants de La liste « A Gauche Maintenant » ont rencontré jeudi 4 Mars les usagers des TER de la Région. Que se soit dans les gares de Perpignan, Castelnaudary, Narbonne, Carcassonne, Montpellier, Béziers, Sète, Nîmes ou Alès, l’accueil a été chaleureux et le plus souvent marqué d’un grand intérêt. Cependant les militants et les candidats s’étonnent de l’accueil que leur a réservé la SNCF. L’objet était de discuter de la gratuité des transports, de la défense du service public et de son amélioration : en quoi la direction de la SNCF serait gênée par un tel débat ?

L’intervention de la police ferroviaire, de la Police Nationale en vue d’empêcher une interview de René Revol par les journalistes de i-télé (venus à Nîmes en train…) sur le quai de la gare de Nîmes était-elle justifiée par un risque de trouble relevant de Vigipirate ? L’agression verbale et les menaces d’incarcération du directeur de la gare de Nîmes vis à vis d’un journaliste relèvent-elles de consignes nationales ou régionales ?L’exigence de quitter les lieux aux militants présents (qui avaient payé leur billet…) annonce-t-elle la fin de la notion de lieu public pour les gares ? Ou est-ce que le Conseil Régional sortant, et l’État Sarkozy ne seraient-ils pas, chagrins que la question sur la gratuité l’emporte maintenant, en train de s’entendre dans une attitude commune visant à empêcher le débat, la rencontre entre les propositions de la liste « A Gauche Maintenant » et les usagers.

René Revol, françois Liberti et la liste « A gauche Maintenant » élèvent la plus vive protestation et exigent une explication publique du directeur régional de la SNCF.

 

20 février 2010

TER Languedoc Roussillon: plus que jamais en danger !

545px-Blason_région_fr_Languedoc-Roussillon.svg.pngDéclaration de Philippe Galano, Conseiller régional pcf Languedoc-Roussillon

candidat sur la liste « À GAUCHE maintenant! »

Je tiens à réagir à l’annonce faite sur l’avenir du TER en région et plus particulièrement dans les Pyrénées Orientales par Jean Claude Gayssot colistier de Georges Frêche.

Si en l’apparence le centre d’entretien TER de Cerbère n’a pas fermé ses portes au 31/12/2009 comme l’avait programmé la SNCF, c’est parce que les cheminots CGT, les habitants de Cerbère et les élus de gauche des Pyrénées Orientales se sont mobilisés contre ce projet mais aussi l’attentisme pour ne pas dire le laisser faire du conseil régional.

L’annonce d’une nouvelle plate forme d’entretien à Perpignan est une mauvaise nouvelle pour les cheminots et pour tout un canton, celui de la Côte Vermeille. En outre Georges Frêche et Jean Claude Gayssot semblent s’accommoder de la décision de la SNCF de mettre Perpignan en bout de ligne. Ce qui signifie très clairement que la ligne Perpignan/Cerbère n’est plus dans le schéma régional des désertes. Un autre mauvais coup en totale contradiction avec une politique de développement du Rail.Pour confirmer ce choix la SNCF vient de louer des rames corail à la région Centre (Clermont-Ferrand) afin de les faire rouler sur la ligne Béziers-Neussargues alors que des rames sont disponibles à Cerbère. Les contribuables de la région apprécieront. Nous venons aussi d’apprendre par les cheminots que 5 emplois ont été d’ores et déjà supprimés sur Cerbère.

Concernant les propositions de la liste « A gauche maintenant ! » Le développement du TER et notamment des lignes secondaires est une priorité pour notre région. Pour les Pyrénées Orientales cela passe par la réouverture au trafic voyageurs des lignes Perpignan Le Boulou Céret et Elne ainsi que Perpignan Estagel Axât et par la pérennisation et le développement du centre TER de Cerbère en bout de ligne.

Philippe Galano Conseiller régional

12 octobre 2009

TRACT PCF BÉZIERS: SOLIDARITÉ USAGERS-CHEMINOTS...

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LA SNCF, COMME LA POSTE, EST L’AFFAIRE DE TOUS

 

mardi 20 octobre rassemblement de lutte Cours de Sauclières à 9 h

Trafic et confort des voyageurs: Les usagers constatent la multiplication des retards: TER, TGV, TeoZ La légendaire ponctua­lité des trains, identi­fiant la SNCF n’est plus. La modernisation des TER (finan­cée par nos impôts régionaux !) ne suffit pas. Comme per­sonnel et entretien manquent, le sys­tème grippe sur son point faible là ou le capital cherche à accentuer ses pro­fits: au détriment de la sécurité en supprimant des emplois. Demain des accidents graves peuvent survenir.

Marchandises, écologie: Ce n’est pas la multiplica­tion des publicités à la TV et dans les journaux qui y change­ra quelque chose. En supprimant le transport des «wa­gons isolés» les politiques qui di­rigent la SNCF trans­fèrent des millions de tonnes de trafic sur les routes. 700.000 camions supplémentaires disent les cheminots. Le contraire du «Grenelle de l’environ­nement» Leur objectif : supprimer 7000 emplois de cheminots… et préparer le transfert au pri­vé des « seuls segments ren­tables » de l’entreprise. Sur notre couloir ferroviaire et routier, Espagne - Eu­rope du Nord la ligne SNCF est sa­turée. Organiser les travaux d’entretien devient de plus en plus probléma­tique. Des investissements mas­sifs sont obligatoires pour le rail comme en bénéficie la route.

Infrastructures, développement économique, écolo­gie: Alors que les prévisionnistes de toutes opi­nions indiquent que les besoins en transports de marc­handises et déplacements individuels se multiplieront dans les décennies à venir et qu’il est impératif de pri­vilégier des techniques modernes, économes en éner­gie et en pollu­tion, tous les chantiers de construction prennent un re­tard dramatique. Le capitalisme fait preuve de son impuissance. La liaison TGV avec Barcelone est plani­fiée pour 2020 ! Rien n’assure qu’elle sera construite pour transporter voyageurs et marchandises.

La ligne de la montagne « Béziers – Neussargues - Cler­mont Ferrand - Paris » est carrément abandonnée à la rouille par la conjonction des décisions euro­péennes, de la droite et du patronat français.

Infrastructures SNCF Biterroises, emplois indus­triels directs: Il reste 120 emplois au dépôt de Bé­ziers; pour notre ville c’est une grosse unité indus­trielle (il y en a eu jusqu’à 800 !). Pour quelques % de plus de pro­fits la di­rection tente de les faire dispa­raître en obtenant le finan­cement d’un nouvel établis­sement par les contri­buables régionaux en Roussillon alors qu’existent chez nous l’équipement et la techni­cité pour l’entretien des « mo­teurs thermiques » et un projet immédiat de 40 em­plois dans la poursuite de la réfection complète du train jaune de Cerdagne.

L’expérience est faite: Comme aux Télécoms, à la Poste ou à EDF- GDF, comme dans les banques d’af­faires multinationales… la gestion capitaliste conduit à l‘échec. Le démantèlement des entreprises pu­bliques ruine l’économie, empêche toute planifica­tion; brise les hommes et les solidarités. Le comble du désordre et des inégalités sera bientôt atteint avec l’i­négalité dans la cir­culation des trains régionaux entre Régions en fonction de décisions différentes de finan­cements prises par leur Conseil!

Il faut une rupture politique, régionale, nationale, européenne et rompre avec les politiques du capital.

Prenons notre place d’usagers et de citoyens dans les luttes des cheminots biterrois pour:

  • Un transport passager ponctuel, sécurisé, écologique sur toutes les lignes.

  • Le transfert des marchandises de la route vers le rail et non l’inverse !

  • Les investissements en infrastructures nécessaires aux transports non polluants et à la ré-industrialisa­tion de l’après crise.

  • Le maintien de tous les emplois SNCF sur le Biterrois et l’abandon de la perspective de suppression de 300 emplois dans le secteur SNCF Béziers – Agde- Bédarieux.

Participons mardi 20 octobre au rassemblement : Cours de Sauclières (au Pont Noir) à 9 heures... (des bus à 10 heures partiront de ce lieu pour une manifestation à Séte).

01 juin 2009

LIBÉRATION DE JULIEN COUPAT

Après six mois de détention, celui qui est présenté comme le leader du groupe de Tarnac est sorti, hier, de prison. Six mois de détention plus tard, Julien Coupat sort de prison. Il était incarcéré depuis le 15 novembre dernier pour son implication présumée dans le sabotage de lignes SNCF. Jusqu’ici, la justice avait fait peu de cas des revendications d’activistes allemands opposants au nucléaire puisque, comme le martelait Michèle Alliot-Marie depuis la place Beauvau, ces actes terroristes étaient le fait de l’ultragauche dont Coupat est un des leaders.

Depuis, la théorie ministérielle a pris du plomb dans l’aile. À tel point que le parquet de Paris a requis, avant-hier soir, la remise en liberté de Julien Coupat, trente-quatre ans, chef présumé des saboteurs présumés de Tarnac. Hier, c’était au tour du juge d’instruction, Thierry Fragnoli, de s’incliner en faisant parvenir à la maison d’arrêt de la Santé une demande de remise en liberté dûment signée. Julien Coupat est par conséquent sorti d’entre les murs, une fois les formalités de levée d’écrou expédiées. Une liberté sous la tutelle d’un contrôle judiciaire serré réclamé par le parquet, puisqu’il devra rester en Île-de-France, rendre ses papiers d’identité et son passeport, et surtout ne pas rencontrer ses huit co-mis en examen. Il devra également répondre à toutes les convocations émanant du juge.

Son avocate, Me Irène Terrel, tout en se félicitant de cette décision, dénonce le versement d’une caution réclamée par le parquet (lire entretien ci-dessous). Son client, présenté par l’accusation comme « le leader charismatique et idéologue » d’un groupe clandestin « anarcho-autonome », reste mis en examen pour « destruction en réunion et direction d’une association de malfaiteurs », le tout « en relation avec une entreprise terroriste », des crimes passibles des assises. Dans un entretien livré par écrit au Monde cette semaine, Julien Coupat décrivait la prolongation de sa détention comme « une petite vengeance » mais se réjouissait paradoxalement de son sort, dont il rendait responsable « la clique sarkozyste » : « Chaque manoeuvre par quoi ils se figurent conforter leur pouvoir achève de le rendre haïssable. En d’autres termes : la situation est excellente, ce n’est pas le moment de perdre courage. »

Pour mémoire, la durée de son incarcération, ainsi que la qualification terroriste de la procédure engagée contre Coupat et consorts ont suscité de nombreuses critiques de la part d’intellectuels, de partis de gauche ou d’associations comme la Ligue des droits de l’homme. L’annonce de sa libération a de fait été saluée, à gauche. (..) Marie-George Buffet, la secrétaire nationale du PCF, a indiqué : «Je crois, par rapport aux plaintes qui étaient portées contre lui, que sa mise en liberté est normale et juste. Ensuite, la justice continuera son cours, on verra réellement ce qu’était le fond de l’affaire de Tarnac»(..).

L’ancienne magistrate Eva Joly a pour sa part conclu de cette remise en liberté que « les charges ne doivent pas être très lourdes » contre lui. Le comité de soutien aux neuf mis en examen dans ce dossier a indiqué dans un communiqué qu’en dépit de cette libération, « le sentiment qui domine, c’est toujours et encore la colère, pour l’incarcération de Julien et les autres, les arrestations en pleine rue, les gardes à vue de 96 heures ».

S. B. (L'Humanité 29/05/09)


Pour l’avocate de Julien Coupat, Me Irène Terrel, ce revirement soudain du parquet signe l’instrumentalisation qui règne sur ce dossier.

 

Comment analysez-vous cette libération inattendue ? On est dans une scénarisation politique absolument débridée ! Voilà un parquet qui, depuis six mois et demi, et de manière acharnée, s’opposait à toute remise en liberté de Julien Coupat, qui n’hésite pas à parler de lui et des autres personnes soupçonnées comme d’un groupe « violent à vocation terroriste » et qui, là, à peine dix minutes après le dépôt de ma demande, s’empresse d’annoncer partout qu’il ne s’opposera plus à cette remise en liberté… C’est stupéfiant ! Cette précipitation participe du même délire et affolement que celui qui présidait, il y a quelque temps encore, au maintien en détention de Julien Coupat.

Pourquoi ce revirement, selon vous ? On peut s’interroger de manière optimiste : peut-être que la tribune de Julien Coupat dans le Monde de mardi dernier (lire notre édition de mardi), où il exprimait un certain nombre de critiques sur la société contemporaine, a-t-elle permis de susciter une réflexion ? Peut-être y a-t-il eu une prise de conscience du fait que l’on n’embastillait pas si facilement les idées en France ? Dans ce cas, c’est une victoire politique dont je me réjouis. Quoi qu’il en soit, ce revirement du parquet prouve surtout l’instrumentalisation en haut lieu qui règne sur ce dossier…

Qu’allez-vous faire désormais ? Nous allons évidemment demander l’abandon des poursuites. Le fonctionnement de cette justice d’exception est absolument scandaleux. Rendez-vous compte : des gens considérés comme proches de Julien Coupat (on en est à huit ou neuf) ont été arrêtés en pleine rue, les uns après les autres. Ils ont fait trois, voire quatre jours de garde à vue antiterroriste pour ensuite se voir relâchés sans la moindre charge ! C’est incroyable… Tout comme me paraît inacceptable la demande de caution faite par le parquet. Je n’ai pas l’ordonnance de remise en liberté sous les yeux, mais si cela s’avère exact, cela s’apparenterait à une véritable provocation.

Comment Julien Coupat a-t-il vécu ces six mois de détention provisoire ? Je ne veux pas en dire plus que ce qu’il a écrit dans sa tribune : « Très bien, merci. » Je peux juste rajouter que la prison n’a jamais entamé ses convictions, au contraire même.

Entretien réalisé par Laurent Mouloud

24 mai 2009

DÉRAILLEMENT FERROVIARE: Un train de réponses

 

-Editorial de Maurice Ulrich (l'Humanité du 22/05/09)

« La privatisation et les incidents ça n’a rien à voir. » L’empressement du secrétaire d’État aux transports, Dominique Bussereau, à parer à la mise en cause des opérateurs privés après l’accident de mercredi sur la ligne Paris-Bordeaux en dit long. Le simple fait de parler d’incident marque sa volonté de minimiser ce qui s’est passé. 30 000 voyageurs concernés, dont 10 000 qui n’ont pu prendre leur train. Le préjudice est considérable. Non seulement pour les partants en week-end mais aussi pour celles et ceux qui avaient des rendez-vous professionnels, des obligations familiales. Ce n’est pas une petite affaire.

Dominique Bussereau a demandé l’ouverture d’une enquête, mais il en connaît déjà les conclusions. Il ne voit aucun carton rouge à décerner aux opérateurs privés qui assurent désormais une part du fret en France. Un incident, pas de responsables ! C’est pourtant bien le défaut d’arrimage du chargement du train de l’ECR, filiale de la Deutsche Bahn, qui a provoqué le choc. Et il ne transportait pas des oreillers en duvet mais des tractopelles. Deux fois, déjà, dans la nuit, le même train en avait « frotté » deux autres ! On imagine le scénario dans le heurt avec un train de voyageurs. L’an passé, c’est le train d’un autre opérateur privé, Veolia, qui avait été dirigé de justesse sur une voie adjacente par les cheminots, alors qu’il ne pouvait plus s’arrêter.
Pour les syndicats de la SNCF, c’est bien l’ouverture à la concurrence qui accroît les risques. Ils relèvent une hausse significative des incidents depuis 2006 et, alors que huit sociétés interviennent désormais sur le réseau, un abaissement général du niveau de sécurité. En janvier 2010, ce n’est plus seulement le fret, mais le trafic voyageurs qui sera à son tour totalement ouvert à la concurrence. On comprend alors les propos de Dominique Bussereau. Car c’est l’Europe du libéralisme qui est en cause. À ceux qui pensent que l’Europe c’est loin, au point de ne pas se préoccuper du scrutin du 7 juin, voilà, si l’on peut dire, un train de réponses. L’Europe, c’est tous les jours et c’est ici.
Ce n’est pas seulement le transport ferroviaire qui est concerné. C’est la poste, les télécommunications, l’énergie. Les « réformes » de l’hôpital, de la santé, de l’université vont dans le même sens. Donner toujours plus d’espace au privé, ouvrir de nouveaux domaines à la recherche du profit. A-t-on bien remarqué que les textes européens ne parlent jamais de services publics, mais de services d’intérêt général. Ce n’est pas une imprécision, c’est le moyen de brouiller les cartes entre public et privé. La différence est pourtant de taille. Le privé c’est la rentabilité, la baisse du coût du travail. Déjà des voix patronales suggèrent, en matière ferroviaire encore, que les réglementations sont peut-être trop contraignantes. À l’inverse, quand ils défendent leurs conditions de travail c’est pour le service public et le service du public qu’agissent les cheminots.

Si nous ne nous occupons pas de l’Europe, l’Europe s’occupe de nous. Les 30 000 voyageurs de mercredi en ont fait l’expérience mais il faut aussi, d’ici au 7 juin, en tirer les conclusions. Toutes les forces politiques qui avaient voté oui au référendum ont alors approuvé le principe fondateur de la « concurrence libre et non faussée ». Ce même principe qu’a reconduit le traité de Lisbonne. Il faudrait non seulement leur donner quitus mais un blanc-seing pour continuer ? Les encourager peut-être à poursuivre et à aller plus loin ? À Paris, ils parlent de réguler le capitalisme. À Bruxelles, ils lui ouvrent des autoroutes et lui remettent les chemins de fer, la santé, le savoir, l’électricité… Toutes celles et ceux qui se rassembleront avec le Front de gauche pèseront face à ces politiques en Europe et pour mettre une autre Europe sur les rails."

... et comme disent les communistes de Béziers: FAISONS PÉTER L'EUROPE CAPITALISTE !